Un hébergement touristique a une contrainte qu'une maison n'a pas : il doit pouvoir arriver, servir, et repartir sans laisser de trace. Nous avons réalisé les douze premiers lodges de Lodges in Move, les premiers exemplaires de toute leur gamme de production, aujourd'hui installés un peu partout dans la région.

Et notre part ne s'arrête pas à la fabrication. Les plans techniques du module sont les nôtres, le prototype sort de notre atelier, et c'est de là qu'est partie la production. Lodges in Move est venu avec un concept d'hébergement et un usage ; nous avons fait le travail qui transforme une intention en objet reproductible.

Le client et son concept

Lodges in Move est une marque castraise, dans le Tarn, créée en 2019. Son idée tient en une phrase : prendre des containers maritimes en fin de cycle d'exploitation et les transformer en lodges d'hébergement tout confort, posés chez des partenaires qui ont du terrain et un décor. Domaines viticoles, golfs, parcs de loisirs, sites de montagne.

Le visiteur ne loue pas une chambre, il loue un point de vue. Le lodge est le moyen d'installer un vrai confort là où aucun bâtiment n'existait, et de pouvoir le retirer ensuite.

Ce qu'est un studio de ce type

Un container de 20 pieds, aménagé en studio complet. Les douze que nous avons réalisés sont tous des 20 pieds, le format qui a servi de base au produit. D'après Lodges in Move, un lodge offre 15 m² intérieurs prolongés par une terrasse bois d'environ 25 m² et une pergola bioclimatique, avec deux grandes baies vitrées à volets roulants motorisés.

15 m², dit comme ça, paraît petit. Dans les faits, l'essentiel du séjour se passe dehors, et c'est précisément pour cela que la terrasse fait presque le double de la surface intérieure.

Lodge en container maritime posé sur une pelouse sous les arbres, bardage bois noir d'aspect brûlé, grande baie vitrée, terrasse bois et pergola bioclimatique à lames orientables
Un lodge en place : le volume habité est un container, la terrasse et la pergola font le reste du séjour.

L'enveloppe fait l'intégration

Selon les sites, l'habillage change : bardage bois noir sur certains lodges, bois grisé sur d'autres. Dans les deux cas le raisonnement est le même, et il n'est pas seulement esthétique.

En lisière de bois ou au bord d'une vigne, un volume clair se voit de loin et ressemble à un chantier. Un volume sombre se lit comme une ombre et disparaît entre les troncs. Sur un hébergement dont l'argument est la nature autour, la teinte de l'enveloppe fait autant pour l'intégration que l'implantation elle-même.

Le bardage : du peuplier thermotraité

Le bardage noir de ces lodges n'est ni une peinture ni un bois exotique. C'est du peuplier thermotraité, en lames de 21 mm à emboîtement jointif, finition noir mat d'aspect scié brut. Le choix mérite d'être expliqué, parce qu'il répond à trois contraintes à la fois.

Le traitement thermique remplace le traitement chimique. Le bois est chauffé à haute température dans toute sa masse, sans aucun produit ajouté. La chaleur transforme les sucres dont se nourrissent champignons et insectes : le bois perd ce qui le rendait attaquable. Il devient aussi nettement plus stable, il travaille moins sous la pluie et le soleil. Un bardage de ce type se classe en classe d'emploi 3, celle des bois exposés aux intempéries sans contact avec le sol. C'est exactement la situation d'un lodge posé en pleine nature.

Le peuplier est léger. Environ 450 kg au mètre cube, quand un bardage exotique dépasse souvent le double. Sur un module qui voyage sur camion et qui se pose sans fondation, le poids de l'habillage n'est pas un détail : il se retrouve dans la manutention, dans le transport et dans l'appui au sol.

Et c'est un bois français. Le peuplier utilisé pour ce bardage vient de Bourgogne-Franche-Comté, où il est scié et thermotraité, avec les certifications PEFC et Bois de France. Sur un projet dont l'argument est l'empreinte réduite, faire venir un habillage de l'autre bout du monde aurait été contradictoire. Nous recyclons un container, autant l'habiller avec un bois qui n'a pas traversé deux océans.

Le fabricant de ce bardage est Ducerf, une scierie française qui a développé ce profil noir en peuplier thermotraité.

Des plans au prototype, puis à la série

C'est la partie du projet dont on parle le moins et qui décide de tout le reste. Une marque d'hébergement arrive avec un concept, un usage et une exigence de confort. Elle n'arrive pas avec un plan de fabrication. Ce plan, nous l'avons établi.

Concevoir un module destiné à être répété, ce n'est pas concevoir un bâtiment. Chaque décision se paie douze fois, en bien comme en mal. Où découper la paroi pour recevoir les baies vitrées, comment reprendre la structure là où on l'ouvre, comment isoler une enveloppe métallique sans perdre le peu de largeur disponible, par où faire passer les réseaux pour qu'ils restent accessibles une fois le lodge posé en pleine nature : ces choix se prennent une fois, sur le plan, et se retrouvent dans chacun des douze exemplaires.

Ensuite vient le prototype. C'est lui qui dit la vérité sur le plan. On le construit, on le regarde, on corrige ce qui se corrige mieux à l'atelier qu'au bureau. Un atelier qui dessine et qui fabrique lui-même a un avantage difficile à remplacer : la correction revient au dessin le jour même, pas trois semaines plus tard par courrier.

Une fois le prototype validé, la série se lance. Les douze modules suivent le même plan, avec le même contrôle sur chacun. C'est à ce moment qu'un produit devient une gamme.

Posé, pas fondé

Un lodge de ce type ne repose pas sur des fondations coulées. Il est posé. Cela veut dire qu'il peut être déplacé ou retiré, et que le terrain se retrouve tel qu'il était. Pour un exploitant, c'est ce qui rend l'investissement réversible : si un site ne fonctionne pas, le lodge va ailleurs.

Ce que cela implique côté urbanisme se traite au cas par cas avec la commune, selon la durée d'installation et la nature du terrain. Nous ne promettons jamais qu'un hébergement échappe aux autorisations. Nous disons ce que la construction permet techniquement.

Pourquoi le container est à sa place ici

Trois raisons, très concrètes.

  • La série. Une fois le prototype au point, les suivants se fabriquent en atelier avec exactement le même contrôle sur chacun. Douze constructions traditionnelles, ce seraient douze chantiers, et douze résultats différents.
  • Le transport. Un container voyage sur un camion standard : c'est son format d'origine. Livrer un module à l'autre bout du département n'est pas un convoi exceptionnel.
  • La saison. Un hébergement ouvre à une date, pas à peu près. Fabriquer à couvert pendant que le terrain se prépare, c'est ce qui permet de tenir cette date.

Notre rôle, précisément

Nous avons conçu les plans techniques du module, réalisé le prototype, puis lancé et mené la production des douze premiers lodges, dans notre atelier de Trèbes, près de Carcassonne. Tous en containers de 20 pieds.

Le concept, la marque, le choix des sites, l'exploitation et la commercialisation sont le métier de Lodges in Move. Nous livrons un studio prêt à être posé, ils choisissent où il vit. Chacun son métier, et c'est ce partage clair qui fait qu'un projet comme celui-là tient.

Vous avez un projet d'hébergement ?

Domaine viticole, camping, golf, parc de loisirs, gîte : si vous cherchez à ajouter des hébergements sans construire en dur, le container aménagé est une réponse sérieuse. Nous les fabriquons en Occitanie, en circuit court.

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